La
charrette Symbole National du travail
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C’est
également un support important sur lequel est exprimé
l’art populaire. Doña Emilia Prieto dans son livre Mi Pueblo
(mon peuple), nous révèle l’importance de la charrette
pour le peuple costaricien : « dans nos vies agraires, les charrettes
font partie d’un ensemble, elles sont devenues tellement indispensables
et utiles pour le paysan qu’il a senti le besoin de les décorer
comme un coffre sacré dans lequel sont transportées les
récoltes, et avec celles-ci tout le travail qu’il a fourni
à la sueur de son front… » |
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La décoration de la charrette et du joug est une manifestation authentique du folklore costaricien. Elle est peinte avec des dessins typiques, uniques dans l’histoire des Amériques. Ainsi, les décorations des côtés, de la porte et des roues constituent un art populaire autochtone et spontané. Bien que les motifs ornementaux présentent quelques similitudes, il n’existe pas deux charrettes identiques, il y a toujours des variations dans les détails et la position des dessins : il en va de la dignité de l’artiste ! La charrette révèle la simplicité et les aspirations d’un Costa Rica rural et artisanal. La forme des charrettes et la manière d’attacher les bœufs au joug sont des techniques propres au Costa Rica. La charrette symbolise le courage du peuple costaricien. |
Origines de la décoration de la charrette : plusieurs versions sont avancées pour expliquer l’origine des décorations des charrettes du Costa Rica. - Selon certains (dont les auteurs du guide Gallimard Costa Rica) : « vers 1910, un campesino (paysan)décida de décorer les roues de sa charrette avec des motifs ressemblant un peu aux mandalas bouddhiques, avec leurs couleurs vives et leur forme circulaire. Dans son dessin transparaissaient des influences mauresques, héritées des conquérants espagnols qui s’en étaient imprégnés après la Reconquista, quand ils firent travailler les artistes musulmans à la décoration des églises et des palais. » Selon un article paru dans La Nacion : il n’existe pas de preuves objectives certifiées. Parmi la vingtaine de versions dénombrées, voici celles qui contiennent le plus d’informations, celles provenant d’intellectuels nationaux ainsi que celles qui renvoient à des époques et des lieux différents. Emilia Prieto écrivit en 1933 qu’il y a de nombreuses années, au Costa Rica, les paysans décoraient leur charrette avec des dessins de style naïf faits de lignes et de couleurs. « Il y a de nombreuses années» pourrait signifier « au début du vingtième siècle ». Luis Ferrero souligne à ce sujet que c’est une manifestation populaire qui aurait pu commencer en 1894, peut être à San Mateo ,un lieu de passage emprunté pour le transport du café entre San José et Puntarenas. Il ajoute que plusieurs ateliers sont apparus à Puriscal, Atenas et Cartago, villages où des jours de marché sont fêtés. Dans la description que fait Carmen Lyrian sur sa visite de l’atelier Chaverri à Sarchi en 1935, elle précise qu’il y avait des charrettes dont la peinture s’était écaillée avec l’usage, l’une d’entre elles pouvait avoir 35 ans : auquel cas elle daterait de 1900.
L’historien Carlos Meléndez donne son opinion dans un article
:D’un côté, l’idée de peindre les charrettes pourrait être une influence italienne, mais pas les dessins. Il révèle que deux centres importants se sont développés : d’abord à Escazú, puis à Sarchi (il ne précise pas de date). Il raconte qu’un Italien monta un atelier de fabrication de charrettes à Escazú, qui eut une très bonne réputation : il appliquait les motifs des autels baroques de l’Eglise d’Escazú. Cet italien s’appelait Aquiles Capra Posati (1863-1929). Il arriva au Costa Rica en 1906. Capra s’est inspiré du baroque colonial pour la décoration des charrettes. Meléndez précise que les couleurs primaires utilisées pour la décoration des charrettes donnent d’avantage d’importance à la lumière, reflétant ainsi un peuple jeune et apportant une valeur symbolique, religieuse et magique. En conclusion, Melendez voit en la charrette costaricienne la représentation Roue de charrette siciliienne d’un autel baroque colonial qui s’anime et lui donne plus de valeur. © Regione Siciliana Assessorato Turismo Emilia Prieto, Carmen Lyra, Luis Ferrero et Carlos Melendez, se distinguent par leur recherche sur l’art populaire costaricien, et s’entendent sur la date de l’apparition de la décoration de la charrette : aux alentour de 1900. Selon José Léon Sanchez, des Italiens embauchés pour travailler sur les chemins de fer de l’Atlantique, ont fondé une colonie à Paraiso de Cartago, où ils ont commencé à peindre leur charrette comme le faisaient les marchands des quatre saisons siciliens qui transportaient du pain et des légumes ; cette coutume se répandit partout au Costa Rica. Cependant au cours d’un entretien avec Mme Maria Alfaro, cette dernière commente qu’elle a eu une discussion à ce sujet avec Sanchez, qui n’a pas pu apporter de preuve à sa théorie, quand elle lui a déclaré qu’elle pensait que cette coutume avait plutôt commencé à Sarchi. (Source La Nación - Février 2007). |
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Charrette
costaricienne Charrette
Sicilienne © Agenda del Turismo © Regione Siciliana Assessorato Turismo |
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Les
charrettes du Costa Rica déclarées « chefs-d’œuvre
du patrimoine mondial » par l’UNESCO
: lors d’une réunion à Paris le
25 novembre 2005 le Costa Rica s’est vu décerner par l’UNESCO
le titre de « chefs-d’œuvre du patrimoine mondial »
pour les traditions pastorales et des chars à bœufs
au Costa Rica. |
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L’usage
des charrettes à bœufs en 1953 : d’après
un forum sur l’Internet : « Quand j'ai eu l’âge de raison, en 1953, on avait déjà un tramway qui allait de Pavas à Curridabat ou Tres Ríos, passant par le centre de San José, puis le Paseo Colón, en faisant une espèce de demi-cercle pour laisser la place à l'aéroport International de la Sabana, aujourd'hui Musée d'Art Moderne et c'était un flux constant de commerces, de gens qui allaient rendre visite à la famille ou faire des courses. Tout se faisait en tramway. Parce que tout le reste se faisait à pied et nu-pieds, ou en charrette à boeufs ou en carrioles tirées par des chevaux. Ma famille me raconte que c'était agréable de circuler en tram, parce que beaucoup de rues de San José étaient en terre et que tout a été goudronné. Je me souviens, regardant au bout de la Cuesta de Moras (qui s'achève où se trouve l’hôtel Balmoral), là, tournaient les charrettes couvertes de boue qui venaient de Tres Rios ou de Curridabat, avec des marchandises, jusqu'au Mercado de Carretas et elles passaient par la place Morazán, les rues étaient encore en terre ». |
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Fête
en relation avec les charrettes : le deuxième dimanche
de mars à
San Antonio de Escazu (Vallée Centrale) est honoré |
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Les
CHARRETTES en IMAGES ... |
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Charrette
et maison traditionnelle à la Paz |
Bouviers
et charrette - Environs d'Orosi |
Charrette
en azulejos - Rio Perlas |
Motif
traditionnel |
Artisan
peintre - Sarchi |
Fantaisie
de décoration d'une roue de charrette |
Roue
de charrette - Dessins traditionnels |
Bouvier
en habit traditionnel |
Défilé
de charrette - Environs d'Orosi |
Mise
à jour : juillet 2008 |
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