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Depuis
la dernière période glaciaire, l'ordre des Xénarthres
(Xenarthra) comprend trois espèces différentes : le petit
tatou, le fourmilier et le remarquable paresseux. Il existe 2 types de
paresseux : à 2 doigts et à 3 doigts. Celui à 2 doigts
est omnivore, il mange des feuilles, des fruits, des animaux très
lents ainsi que des œufs d’oiseau. Celui à 3 doigts
est herbivore, il se nourrit uniquement d’une certaine variété
de feuilles.
Le paresseux passe le plus clair de son temps dans la canopée des
forêts humides d’Amérique latine, il dort plus de 18
heures par jour. Agile dans les arbres, le paresseux est maladroit au
sol, néanmoins il nage bien et avec une certaine grâce. Il
a quelques ennemis naturels : venant du ciel, les aigles harpies et, au
sol, les jaguars et les serpents. Le paresseux est assez léger
par rapport à sa taille, ce qui lui permet de se réfugier
sur les plus fines branches s’il est poursuivi. Ses principales
défenses sont le camouflage, la discrétion et le calme.
Il survit souvent aux attaques, grâce à son habilité
à se cacher, à s’agripper fermement aux branches et
à sa capacité étonnante à guérir de
blessures graves. Il est connu que le paresseux peut survivre à
une chute de 28m et aussi suspendre sa respiration pendant 40 minutes.
Le
paresseux se trouve au centre d’un écosystème entier
– différents types de mousses prolifèrent dans sa
fourrure, améliorant son camouflage. Des mites et des coléoptères
vivent également dans son pelage se nourrissant de ces mousses.
Quand le paresseux descend, environ une fois par semaine, pour faire ses
besoins, les mites en profitent pour y déposer leurs œufs.
C’est un animal solitaire, qui reste en couple juste le temps nécessaire
à la reproduction. La mère a un seul petit à la fois,
qu’elle portera, pendant plus d’un an, accroché à
son ventre, le temps d’apprendre la vie de paresseux…
Loin
d’être une « erreur de la nature », ce mammifère
hautement spécialisé pourrait difficilement être mieux
adapté à la vie dans les cimes des arbres.
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Savez-vous
qu’ils sont en en voie d’extinction ?
Le
paradis du paresseux a commencé à se morceler ces dernières
décennies, depuis que l’homme empiète toujours plus
dans les forêts du Nouveau Monde. Les forêts pluviales sont
déboisées, les routes traversent son habitat, les lignes
électriques le brûlent et l’électrocutent, les
chiens l’attaquent et les enfants, ne trouvent rien de mieux que
de le maltraiter. Sur les six espèces de paresseux recensées,
le paresseux de Hoffmann est menacé et le paresseux à crinière
du brésil est en voie d’extinction. Pendant ce temps, le
nombre de paresseux blessés et orphelins ne cesse de croître.
© Aviarios
del caribe
Savez-vous
que vous pouvez remédier à l'extinction des paresseux
? |
Lorsque
le tremblement de terre de 1991 au Costa Rica, a secoué leur maison,
Judy et Luis Arroyo l’ont transformée en Bed & Breakfast.
Ils proposaient des tours de leur forêt et de leur île, vitrine
de plus de 300 espèces d’oiseaux. Leur destin changea lorsque
trois jeunes voisines leur apportèrent une toute petite surprise
: un paresseux à trois doigts orphelin. Ils l’appelèrent
« Buttercup » (Bouton d’or). Ne trouvant que très
peu d’ouvrages sur les paresseux, ils apprirent par leur expérience.
Puis un autre paresseux arriva. Et encore un autre. Les Arroyos eurent
tôt fait d’être connus comme centre de secours et d’élevage
de paresseux - et les paresseux continuèrent d’arriver. «
Buttercup » devint le paresseux le plus aimé et le plus photographié
au monde. En 1998, les Arroyos se consacrèrent entièrement
aux paresseux. Leur île fut désignée Réserve
Nationale, et ils ouvrirent un centre de secours pour les paresseux, le
« Aviarios Sloth Rescue Center ». Outre la réinsertion
et les soins apportés à leurs pensionnaires, ils réussirent
à réintroduire dans la forêt humide deux paresseux
orphelins, élevés par eux. Des dizaines de paresseux arrivés
au centre à l’âge adulte furent également réinsérés
et réintroduits dans la canopée. En 2004, un nouveau centre
éducatif s’ouvrit, un an plus tard, une clinique, une nursery
et de nouveaux pavillons d’accueil. Le Centre de Secours des paresseux
apprend aux enfants costariciens à apprécier ces animaux
ainsi que leur écosystème. Il met à leur disposition
un centre d’information oú ils peuvent apprendre les techniques
d’élevage et les soins à leur apporter. L’espèce
étant au bord de l’extinction, la sensibilisation des enfants
à la cause est cruciale. Les projets du Centre de Secours prévoient
une station d’études vétérinaires internationale,
un partenariat avec les chercheurs des forêts humides du monde entier,
et l’achat du reste de l’île pour agrandir le Refuge.
Tout cela coûte de l’argent, beaucoup d’argent, que
les Arroyos tentent de réunir avec leurs activités touristiques.
Mais, tout le dévouement de Judy et de Luis, ne suffit pas à
sauver la cause des paresseux, ceux-ci ont besoin de votre aide. Pourquoi
n’adopteriez-vous pas un paresseux (ou deux!), ou ne feriez-vous
pas un don pour développer l’un de leurs grands projets.
Les paresseux vous remercient déjà, lentement, calmement
mais très sincèrement...
Porter
le nom de l’un des sept pêchés capitaux, n’est
pas très avantageux... |
«
Ces paresseux représentent la plus vile forme d’existence
», écrivit Georges Buffon le grand naturaliste français
lors de sa première description du paresseux en 1772. «Un
défaut de plus aurait rendu leur existence impossible »,
a-t-il ajouté.
Au cours des 2 siècles suivants le paresseux – aux mouvements
lents et au sommeil facile- fut considéré comme un animal
stupide, primitif, mal adapté, à tel point que l’on
ne pariait pas cher sur sa survie. Il fallut attendre le milieu du 20ème
siècle pour que les scientifiques découvrent la vérité
sur cet animal remarquable : plutôt que primitif, le paresseux est
l’une des créatures les mieux adaptées sur terre.
Au lieu du mépris, le paresseux mérite notre étonnement,
notre fascination et, en cette époque dominée par la vitesse,
le fast-food et la surconsommation, il pourrait bien nous servir de modèle.
Un Club du Paresseux mondialement connu a vu le jour, dont la philosophie
« moins, plus lentement, non-violent » s’inspire directement
du paresseux, tranquille, paisible et efficace.
Si
vous pensez que cette créature paisible a peu à vous apprendre,
considérez donc cela : après le dauphin, il est le seul
mammifère à nous sourire en permanence…
Pourquoi
ne pas adopter un paresseux ? |
Le
Centre de Secours du Paresseux Aviarios travaille à réhabiliter
les paresseux blessés, malades et orphelins et les réinsérer
dans la cime des arbres. Des dizaines de paresseux adultes ont retrouvé
la santé et sont retournés dans la forêt. Plus excitant,
Aviarios a pu réintroduire avec succès deux paresseux élevés
depuis leur plus jeune âge par l’homme. Cependant, de nombreux
paresseux arrivent trop estropiés ou mal adaptés à
la vie sauvage. Ils deviennent alors des résidents permanents du
Centre. Pour apporter votre soutien aux efforts en cours, vous pouvez
adhérer au programme
« Adoptez un paresseux ». Plusieurs candidats vous attendent,
en photos, sur le site web du Centre.
Sites Web
Site d’Aviarios
Sloth Rescue Center - En anglais. : lien
Page informative
d’INBIO - En espagnol : lien
Page informative
de l’Instituto internaciolal en conservación y manejo en
vida silvestre – En espagnol : lien
Page informative
réalisée par une classe de CM1 du lycée Franco- Costaricien
de San José – En espagnol et français :
lien
Nota
bene : nous apportons à la rédaction de nos
sujets tout le sérieux possible.
Toutes remarques ou compléments d’information sont
les bienvenus. Ecrivez nous :  |
Notre
sélection d'hébergements pour visiter le refuge de Paresseux
: Aviarios de caribe
Les HTLS que nous programmons dans la région.
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